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Un vote pour toutes les "Ginka" de France

ginka01A l'heure où le Sénat est en passe de se prononcer sur la loi votée au Parlement à une forte majorité, en décembre dernier, la Fondation Scelles se souvient de Ginka. Au cours de cette journée du 22 novembre 1999, un client poignardait à de multiples reprises cette jeune prostituée de 19 ans originaire des Balkans. Pour lui voler son sac parait-il. Le corps de Ginka avait été retrouvé peu après les faits, sur un vieux matelas, près d'une déchetterie.

Arrêté, l'auteur de ce crime ignoble a depuis été reconnu coupable et incarcéré. A l'époque, ce décès avait fait la une des journaux, secoué l'opinion, provoqué une marche silencieuse de protestation, poussé un écrivain à en faire un livre et puis... Et puis plus rien. Les meurtres ont continué, les agressions, les viols, les violences de toutes natures. Mais toujours envers les mêmes : les personnes prostituées, les premières victimes d'une exploitation sans limites qui met à disposition d'une forte majorité d'hommes, le sexe de « marchandises humaines » qui ne peuvent qu'acquiescer.

Alors que d'autres pays, en Europe et ailleurs soulignent la violence d'un système et choisissent de favoriser les parcours de sortie pour les personnes qui souhaitent quitter la prostitution et renforcer l'aide et l'assistance aux victimes quelles qu'elles soient tout en pénalisant l'acheteur de services sexuels, les sénatrices et les sénateurs de notre beau pays ont l'occasion inespérée d'entrer encore un peu plus dans l'histoire de l'abolitionnisme.

La Fondation Scelles les encourage donc à voter utilement en gardant à l'esprit ce qu'ont subi ou peuvent subir toutes les Ginka de France broyées par ce cercle d'airain infernal que fait peser la prostitution sur leurs vies de tous les jours.

 

La Fondation Scelles dans la presse

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